De Trois-Rivières au Royaume-Uni, la musique de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières voyage. Le nouvel enregistrement consacré à Maurice Ravel, réalisé sous la direction d’Alain Trudel et paru chez ATMA Classique, attire l’attention de médias spécialisés au Canada et à l’international.
En quelques semaines, trois publications musicales ont porté leur regard sur le disque Ravel : Le Tombeau de Couperin et œuvres concertantes et sur le travail de l’OSTR, soulignant la qualité de l’orchestre, de ses musiciens et de ses solistes.
Une reconnaissance qui témoigne du rayonnement grandissant de l’OSTR sur la scène musicale.
1. Une reconnaissance venue du Royaume-Uni
Parmi les critiques reçues, celle du prestigieux magazine britannique Gramophone retient particulièrement l’attention.
Dans sa critique publiée en 2026, le journaliste Mark Pullinger présente l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières comme une institution relativement jeune dont ce nouvel album pourrait contribuer à accroître la visibilité.
Il souligne notamment la qualité des bois de l’orchestre dans Le Tombeau de Couperin et œuvres concertantes, ainsi que les prestations des solistes Élisabeth Pion, au piano, et Valérie Milot, à la harpe.
À propos de l’OSTR, le critique remarque notamment que les bois « shine » (traduction : brille) dans Le Tombeau de Couperin et œuvres concertantes, tandis que Valérie Milot se distingue dans Introduction et Allegro. Il décrit également l’album comme une réalisation « delightful » (traduction : ravissant).
Une reconnaissance particulièrement significative pour l’OSTR, alors que Gramophone fait partie des publications de référence dans le monde de la musique classique.
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2. Le disque Ravel remarqué au Canada
Au Canada, Classic 107, station spécialisée de Winnipeg, consacre également une entrevue de 17 minutes avec Alain Trudel. La publication revient sur la démarche artistique d’Alain Trudel, sur la préparation de l’enregistrement et sur le travail effectué avec les musiciens et les solistes.
L’article met notamment en lumière la vision du chef d’orchestre autour de Ravel : une musique d’une grande précision, mais qui doit ultimement donner une impression de liberté.
Pour Alain Trudel, cette apparente liberté repose sur une organisation extrêmement précise des détails. « Mon grand moment dans Ravel et tout ce style français, c’est que la liberté que tu entends dans le son… mais cette liberté vient de l’organisation » dit-il. Une philosophie qui a guidé le travail de l’orchestre avant et pendant les séances d’enregistrement.
Classic 107 souligne également la richesse du programme et l’intérêt de cette version de Le Tombeau de Couperin et œuvres concertantes, qui comprend les six mouvements, dont les deux derniers ont été orchestrés par le compositeur britannique Kenneth Hesketh.
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3. Une autre voix québécoise souligne le caractère de l’OSTR
Du côté du Québec, Pan M 360 s’intéresse également à l’album et à la collaboration entre Alain Trudel, l’OSTR, Élisabeth Pion et Valérie Milot.
Le journaliste Frédéric Cardin souligne la « très belle qualité musicale déployée par l’orchestre et ses premières chaises, et les solistes ».
Il remarque également le caractère des musiciens de l’OSTR et considère que cette parution permet à l’orchestre de dépasser « son statut d’orchestre régional de façon convaincante ».
Une remarque qui résonne particulièrement pour un orchestre profondément enraciné en Mauricie, mais dont la musique trouve aujourd’hui un écho bien au-delà de son territoire.
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Une vitrine pour Trois-Rivières et la Mauricie
Au-delà des distinctions musicales, ces critiques représentent aussi une belle vitrine pour Trois-Rivières et la Mauricie.
Chaque enregistrement permet à l’OSTR de faire découvrir son travail à de nouveaux auditeurs, ici comme ailleurs. Il contribue aussi à faire connaître les artistes qui participent à ses projets et à mettre en lumière le savoir-faire des musiciens qui composent l’orchestre.
Avec ce projet consacré à Ravel, l’OSTR poursuit ainsi une démarche qui dépasse le simple enregistrement d’un disque : faire rayonner la musique d’ici et porter la signature de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au-delà de la Mauricie.
Trois critiques. Un même constat
Qu’elles proviennent du Royaume-Uni, de Winnipeg ou de Montréal, ces trois publications mettent chacune en lumière une facette différente du projet : la qualité des musiciens, la vision d’Alain Trudel, le talent des solistes et la richesse de l’interprétation.
Pour l’OSTR, ces regards venus d’ailleurs sont une source de fierté et une belle reconnaissance du travail accompli par toute une équipe.
Et surtout, une invitation à continuer de faire voyager notre musique.




